Baisse des prix en vue à Paris…

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Des signes de ralentissement, d’essoufflement, étaient présents avant cette crise sanitaire.

Quelques données avant COVID :

Les cadres veulent quitter Paris, à 84 % (sondage réalisé par le site Cadremploi en 2019, avant la COVID confirme cette écrasante majorité de ceux qui recherchent à vivre ailleurs). Mais il ne s’agit plus d’un fantasme, 32 % étaient déjà engagés dans une recherche active.

Les investisseurs s’en vont notamment à cause:


Près de 200 studios à vendre dans le 15ème, du jamais vu (30-40 habituellement)


Les entreprises s’en vont:

La crise économique qui va diminuer le nombre d’acheteurs potentiels (chômage, manque de confiance)

Tous ces éléments avec la COVID en déclencheur nous annoncent une baisse des prix, déjà enclenchée. Selon le baromètre LPI-SeLoger, le prix de la pierre parisienne s’oriente à la baisse et enregistre un recul trimestriel de 4,2 % au 3ème trimestre 2020 à 9.971 €/m2 soit en-dessous des 10.000 €/m2 pour la période.

Mais ce n’est pas encore vraiment visible. L'effet de rattrapage a maintenu les volumes mais aujourd’hui, (et avant le re-confinement), seuls les produits « au-dessus du lot » se vendent, les biens avec défauts (même légers) ne se vendent pas essentiellement parce qu’il y a du choix.

Même le bien « standard » dans un quartier moyen (le T2 de 45m2 à 500.000 € ou le T3 de 58m2 à 700.000€ avec les frais) ne se vendent pas, le téléphone ne sonne même pas. Les vendeurs vont tenir leurs prix 4-5-6 mois puis vont craquer et nous enregistrerons les baisses d’ici l’été 2021.

-5% peut-être -10% mais cela ne fera qu’effacer la hausse de 2018-2019 qui était sans doute uniquement spéculative; une fin de cycle trop euphorique.

Mais nous pensons qu’elle ne concernera QUE Paris intra-muros. Il faut bien que les franciliens se logent, l’effet « répulsif » de Paris profitera à la petite et moyenne couronne, la différence de 30/40% simplement en traversant le périphérique va diminuer avec une légère baisse pour Paris et une légère hausse pour la 1ere couronne.

Et les investisseurs sont toujours là, (poussés par les taux bas, la sécurité de la pierre, des bons rendements dans un contexte de taux nuls) mais s’ils ne misent plus sur Paris ils se positionnent en 1ère, 2ème couronne donc les prix tiendront, malgré la crise. Et la collecte SCPI en chute va profiter au logement.

Effet confinement oblige, les maisons (et appartements avec jardin et terrasses) résisteront très bien.

Les grandes métropoles qui avaient beaucoup montés (Bordeaux, Nantes) vont se stabiliser (bons produits)

Les villes bien reliées par TGV (Angers, Le Mans, Reims, Vendôme, Tours) vont sûrement progresser en prix et très bien s’en sortir.

Effet positif, nous allons retrouver de meilleures affaires à Paris, après l’hiver, les biens avec défauts notamment, avec la reprise d’une rentabilité améliorée.