Coronavirus et immobilier, les conséquences sur le marché

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Le marché va être impacté par le coronavirus en volume parce que le moteur de l’achat immobilier c’est la confiance, et beaucoup d’entreprises (plus ou moins suivant leur secteur d’activité) vont être ralenties. Donc ce seront autant d’associés, de salariés, de cadres, de sous-traitants « sous pression » qui vont, pour partie, reporter leurs achats immobiliers (pour un « certain temps »). On parle d’une forte correction de la croissance en général en France, et cela impactera le moral et la confiance des acheteurs.

 

Impact du coronavirus sur l’immobilier

 

Mais malgré ces mauvaises nouvelles je ne vois pas le marché baisser en zones tenudues, parce que les fondamentaux qui avaient fait de 2019 une année exceptionnelle (1M de transactions) sont toujours là, et sont même, pour certains, renforcés par la crise sanitaire :

Les taux bas, les rendements très compétitifs sur le locatif, les incertitudes sur la retraite (ou plutôt les certitudes d’une baisse des pensions) la valeur refuge que représente l’immobilier.  

 

Tout nous indiquait une hausse des prix encore substantielle pour 2020.

 

On se dirigeait vers une inflation morbide.

 

Frénésie de l’immobilier avant le coronavirus

 

Personne n’allait sortir gagnant de la frénésie des prix en zones tendues depuis 5 ans. Paris +34%, Lyon +43%, Nantes +36%, Bordeaux 40%, le marché allait difficilement absorber une nouvelle hausse qui arrivait et nous allions perdre des centaines de milliers de clients désolvabilisés en résidence principale. Ou des investisseurs qui se détourneraient du locatif compte tenu des baisses de rendements le prix augmentant beaucoup plus vite que les loyers. Et nous ne pouvons pas espérer une baisse des taux d’emprunts.

 

Du positif dans l’immobilier lié au coronavirus

 

Mais essayons de trouver du positif : je préfère qu’une source exogène (le virus) vienne calmer, tempérer le marché plutôt que, comme je l’ai vécu en 1991 en France ou dans des grandes villes à plusieurs époques, le marché monte fort, vite, et son inflation morbide finit par éclater et cela « corrige » les prix avec la même violence. Comme un arbre qui s’écroule sous son propre poids… Paris qui avait doublé en prix entre 1986 et 1991 a mis 10 ans à retrouver son prix (1991-2001) Marseille (entre 2002 et 2007) retrouve à peine son prix de 2007.

 

 

Le coronavirus va-t-il faire baisser les prix ?

 

Je ne crois pas à une baisse des prix mais au moins une stabilisation en zones tendues et je pense que nous allons avoir 2 ou 3 ans à 0% de hausse (éventuellement l’inflation) de façon à laisser un peu les marchés immobiliers reprendre leur souffle.

 

Les marchés détendus vont souffrir, les villes moyennes notamment, c’est dommage elles reprenaient des couleurs en se stabilisant (peut-être un moins 5% à venir)