Les prix ne baissent pas malgré 30% de transaction en moins

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Le Revenu Christian Fontaine
article publié le 05/09/2020 à 07:45 Par Christian Fontaine
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Stéphane Desquartiers, président du réseau d’agences immobilières «La Maison de l’investisseur», nous a accordé un entretien. Il décrit son quotidien post Covid et nous explique pourquoi le marché immobilier reste solide malgré des volumes en forte baisse.

Quel est le niveau d’activité dans vos cinq agences (Lille, Bordeaux, Lyon, Paris VII, Paris XV) ?
Stéphane Desquartiers 
: Les transactions ont repris. Mais nous restons 30% en dessous des chiffres de 2019, année exceptionnelle il est vrai. Les dossiers initiés avant le confinement se terminent. Au final, peu de ventes ont été annulées pour cause de crise sanitaire.

Pour autant, c’est loin d’être l’euphorie. Nous sommes dans un marché de besoins. Quand il y a transaction, c’est souvent après un divorce, une succession, ou une naissance. Les cadres et professions libérales très impactés par la crise n’initient pas, aujourd’hui, de nouveaux projets immobiliers.   

Les investisseurs sont-ils de retour ?
Stéphane Desquartiers
 : Les plus aguerris commencent à revenir car ils sentent que le marché est mou et qu’il y a des opportunités à saisir. Plus de 180 studios sont actuellement proposés à la vente dans le XVe arrondissement parisien, sur le site Seloger. C’est trois fois plus qu’en début d’année. Et cela stimule certains investisseurs qui lancent de nouvelles recherches. Pour autant, nous n’observons pas de phénomène de fuite vers la pierre comme en 2008.

Les épargnants ne vident pas leurs contrats d'assurance vie pour acheter des appartements. Il faut dire que les conditions de crédit se sont durcies.

Deux banques sur trois ne prêtent plus aux locataires de leur résidence principale qui ont un projet d’investissement. Et toutes refusent de dépasser le fameux seuil d’endettement de 33% alors qu’avec le calcul du «reste à vivre» plus favorable nous pouvions dépasser légèrement ce taux. Mais cette méthode de calcul n’est plus appliquée par les banques.

 

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